Un sondage national montre un appui indéniable à la représentation proportionnelle
Quels candidats à la direction du Parti libéral écouteront les Canadiennes et les Canadiens et agiront de façon constructive ?
Les Associés de recherche EKOS ont réalisé un sondage national auprès des Canadiens entre le 22 et le 29 janvier 2025 pour connaître leur opinion sur la représentation proportionnelle.
68 % des Canadiens sont en faveur de la représentation proportionnelle, seulement 19 % s’y opposent et 13 % sont incertains. Le soutien est élevé parmi ceux qui prévoient de voter pour les libéraux (72 %), les néo-démocrates (83 %) et les verts (87 %).
Lorsqu’on leur a demandé s’ils souhaitaient que la/le futur Premier ministre soutienne la représentation proportionnelle, 62 % ont répondu par l’affirmative, 16 % par la négative et 22 % par l’incertitude.
Lors de son discours de démission, Justin Trudeau a déclaré que son plus grand regret était de ne pas avoir mené à bien la réforme électorale. M. Trudeau sait que cette question est importante pour les Canadiennes et les Canadiens.
Ironiquement, malgré les preuves et les avis d’experts, le refus persistant de M. Trudeau d’envisager un quelconque élément de représentation proportionnelle a été la principale raison de la promesse non tenue.
Il est clair qu’une forte majorité de Canadiens continue de soutenir la représentation proportionnelle et qu’ils souhaitent que le gouvernement fasse preuve de leadership.
La course à la direction du Parti libéral offre une nouvelle opportunité aux membres du Parti libéral et aux Canadiens qui souhaitent voir nos partis travailler ensemble sur la réforme électorale au cours de la prochaine législature.
Bien sûr, l’économie, les questions de portefeuille telles que le logement et la façon de traiter avec Donald Trump domineront la course à la direction en tant que priorités – et à juste titre.
Toutefois, une démocratie forte, équitable et résiliente permettrait de réaliser de réels progrès sur ces priorités. Les pays dotés d’une représentation proportionnelle sont moins polarisés et ont obtenu de meilleurs résultats dans leurs politiques sur tous les fronts, y compris sur le plan économique.
Une/un nouveau Premier ministre véritablement ouvert à la représentation proportionnelle marquerait une nette rupture avec la paralysie de ces dix dernières années.
Une démarche logique et réfléchie pour trouver un compromis avec les autres partis sur la réforme électorale serait appréciée par les Canadiennes et les Canadiens.
Pour démontrer aux Canadiens que le changement est vraiment possible, les candidates et candidats crédibles qui briguent le poste de prochain Premier ministre devraient faire trois choses :
1) Dire qu’ils sont en faveur d’un système électoral plus proportionnel.
2) S’engager à créer une assemblée citoyenne nationale non partisane sur la réforme électorale afin d’obtenir l’avis éclairé des citoyennes et des citoyens sur la façon dont la représentation proportionnelle pourrait fonctionner de la meilleure façon possible au Canada. Cela témoignerait d’un respect pour la motion que les membres du Parti libéral ont inscrite dans le livre des politiques du Parti libéral lors de leur dernier congrès sur les politiques.
3) Inclure ces idées dans le prochain programme électoral.
Sans trop promettre, ces idées offriraient une façon crédible de relancer la conversation.
Les Canadiens comprennent que les choses importantes qui valent la peine d’être faites pour le pays nécessitent du temps, du travail et des compromis. Le consensus multipartite est la clé du progrès en matière de réforme électorale. Le compromis entre les partis est la façon dont les autres pays ont procédé, y compris les démocraties les plus fortes du monde.
Une/un leader sincèrement engagé(e) dans la mise en place d’un système électoral fort, résilient et inclusif dont nous avons besoin serait un bon point de départ.