Les systèmes de Représentation proportionnelle mixte
Lors de la réorganisation politique du pays en 1949, les Allemands ont élaboré le système de Représentation proportionnelle mixte qui tente d’associer les particularités des systèmes de listes de partis et celles du vote uninominal à un tour.
La moitié ou plus des membres du Parlement sont élus suite à une candidature unique dans chacune des circonscriptions électorales, comme c’est le cas ici, au Canada. Les autres membres sont élus à partir des listes de partis. Les électeurs enregistrent deux votes, l’un pour élire le candidat de leur circonscription et l’autre pour indiquer le parti qu’ils favorisent. Cela permet aux électeurs de diviser leur vote, c.-à-d. d’enregistrer un vote pour le parti qui selon eux devrait former le prochain gouvernement et le second pour élire leur candidat local même si celui-ci est d’allégeance partisane différente.
Le vote de parti détermine la portion des sièges que chaque parti occupera au Parlement. Si un parti ne parvient pas à combler le nombre de sièges qui lui revient selon les élections individuelles par circonscription, le système permet à ce parti de combler ce déficit en accordant ces sièges à des candidats qui apparaissaient sur leur liste. Un tel accommodement permet aux électeurs d’être représentés au niveau de leur circonscription respective tout en corrigeant les faux résultats créés par le traditionnel système uninominal à un tour.
Outre l’Allemagne, la Nouvelle-Zélande utilise maintenant ce système comme c’est aussi le cas pour les élections des parlements régionaux de l’Écosse et du pays de Galles. La Commission canadienne du Droit a recommandé l’implantation d’un tel système au Canada. Il a aussi fait l’objet d’une proposition de l’Assemblée des Citoyens de l’Ontario sur la réforme électorale ainsi que par des commissions au Québec, au Nouveau-Brunswick et à l`Île-du-Prince-Édouard. Ces propositions ont été rejetées lors de référendums tenus à l’Île-du-Prince-Édouard et en Ontario.
