Le vote unique transférable

Semblable au système de listes de partis, le vote unique transférable est aussi basé sur la division du pays ou de la province en districts électoraux où les candidats peuvent être multiples, les partis ayant fait part de la liste de leurs candidats pour combler un certain nombre de sièges.

Utilisant ce système, les électeurs vont classer les candidats inscrits sur le bulletin de vote selon leur préférence, 1, 2, 3, etc. La particularité distincte de ce mode de scrutin réside dans le fait que les électeurs peuvent voter sans tenir compte des lignes de partis ou d’une toute autre façon de leur choix. Ils peuvent structurer leur vote en tenant compte des partis, du genre des candidats, des groupes ethniques, de leur lieu de résidence ou utiliser quelque autre critère de leur choix.

Les candidats sont élus lorsqu’un certain quota de votes est atteint. Ce quota est basé sur le nombre de sièges à combler pour le district et le nombre de votes qui doivent être enregistrés. Si un candidat recueille deux fois le nombre de votes requis pour être élu, la moitié des votes en surplus seront transférés au second candidat favorisé par les électeurs. Si l’un d’eux est éliminé de la course, les votes qu’il aura recueillis seront aussi transférés au second candidat de préférence tel qu’indiqué par les électeurs.

Le vote unique transférable est utilisé en Irlande, à l’Île de Malte et pour l’élection des membres du Sénat en Australie. Il a été largement utilisé lors des élections municipales dans l’Ouest canadien au début du siècle dernier.

L’Assemblée des Citoyens de la Colombie-Britannique sur la réforme électorale avait recommandé l’adoption du vote unique transférable pour la Colombie-Britannique.